Pommade DULCIS : le laboratoire ABBVIE est sanctionné pour n’avoir pas informé les associations de patients !

C’est une grande victoire et une décision historique pour les associations de patients, dont AMALYSTE, qui vient d’être rendue : le laboratoire ABBVIE est sanctionné par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) pour n’avoir pas informé les associations de patients concernées lors des multiples pénuries ayant frappé la commercialisation de la pommade vitamine A DULCIS, avant son brusque arrêt de commercialisation prévu initialement en juin dernier. L’ANSM confirme que dans le cas de ruptures sur une médicament d’intérêt thérapeutique majeur (pour la DULCIS, elle cite les syndromes de Lyell et les pertes de chance occasionnées par les ruptures en milieu hospitalier), l’information donnée aux associations de patients n’est pas une option ! C’est la première fois qu’une telle sanction est prononcée pour ce motif.

Initialement fixée à 1 million d’euros, la pénalité a été réduite à 850 000 euros, prenant notamment en compte la volonté affichée d’ABBVIE de céder gratuitement l’AMM de la pommade DULCIS. Nous ne manquerons pas évidemment de suivre ce point avec la plus attention, car il fait partie de nos demandes historiques. Pour mémoire, cela fait maintenant plus de 10 mois que nous discutons de ces sujets avec l’ANSM et les directions concernées du ministère de la santé.

Nous ne pouvons évidemment que regretter que le laboratoire ABBVIE n’ait pas été sanctionné pour les conditions chaotiques de l’arrêt de commercialisation de la DULCIS et notamment pour n’avoir pas organisé sa reprise par un tiers. La faute à un décret d’application publié tardivement en aout dernier….

Nous renouvelons notre invitation à remplir, pour les personnes concernées, ce questionnaire sur votre perception des pommades alternatives à la DULCIS.

A NOTER :

Cette décision de l’ANSM intervient peu de temps après la publication d’un article du magazine QUE CHOISIR d’avril 2026, pour lequel AMALYSTE a été interviewée : « L’Arrêt chaotique d’un médicament d’intérêt thérapeutique majeur provoque la colère des patients« 

Le texte de la décision de l’ANSM est disponible sur leur site pendant un mois, nous le reprenons ci-après dans son intégralité pour archivage :

Décision du 21/04/2026 portant sanction financière à l’encontre de la société Abbvie

La directrice générale de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM),

Vu le Code de la santé publique (CSP), notamment les articles L. 5111-4, L. 5121-31, L. 5121-32, L. 5311-1, L. 5312-4-1, L. 5423-9 7° b), L. 5471-1 (dans sa version antérieure à la loi n°2025-199 du 28 février 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2025), R. 5124-49-5 et R. 5312-2 ;

Vu l’arrêté du 27 juillet 2016 fixant la liste des classes thérapeutiques contenant des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur mentionnés à l’article L. 5121-31 du code de la santé publique ;

Vu la décision du 21 juillet 2021 fixant les lignes directrices pour l’élaboration des plans de gestion des pénuries en application de l’article R. 5124-49-5 du code de la santé publique publiées sur le site internet de l’ANSM (www.ansm.sante.fr) ;

Vu les lignes directrices relatives à la détermination des sanctions financières, en date du 8 août 2022 publiées sur le site internet de l’ANSM (www.ansm.sante.fr) ;

Vu le plan de gestion des pénuries de la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique, établi par la société Abbvie  le 8 novembre 2022 et transmis à l’ANSM le 14 décembre 2022 ;

Vu l’information de l’ANSM par la société Abbvie via Trustmed en date du 11 janvier 2023 faisant état d’une rupture de stock de la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique ;

Vu le courrier de l’ANSM en date du 9 décembre 2025 informant la société Abbvie de son projet de décision de sanction financière et l’invitant à présenter ses observations sur ce projet ;

Vu les observations de la société Abbvie formulées lors de son audition du 19 décembre 2025 et par courrier adressé à l’ANSM le 22 décembre 2025 ;

Vu le recours gracieux de la société Abbvie en date du 10 avril 2026 ;

Considérant que l’article L. 5111-4 du CSP définit les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) comme « les  médicaments (…) pour lesquels une interruption de traitement est susceptible de mettre en jeu le pronostic vital des patients à court ou moyen terme, ou représente une perte de chance importante pour les patients au regard de la gravité ou du potentiel évolutif de la maladie » ;

Considérant qu’en application du dernier alinéa de l’article L. 5121-31 du CSP, l’arrêté du 27 juillet 2016 susvisé précise les classes thérapeutiques auxquelles les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur appartiennent ;

Considérant que la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique est indiquée dans le traitement du Xérosis conjonctival et cornéen et dans le traitement d’appoint des troubles de la cicatrisation cornéenne et appartient à la classe thérapeutique S01XA02 – médicament à usage ophtalmique – figurant sur la liste des classes thérapeutiques contenant des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) fixée par l’arrêté éponyme du 27 juillet 2016 ;

Considérant que la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique est utilisée notamment lors de la phase aiguë dans la prise en charge des manifestations oculaires en lien avec une Nécrolyse épidermique, Syndromes de Stevens-Johnson et de Lyell et que l’arrêt du traitement entraine une perte de chance pour le patient en termes d’aggravation ou d’évolution de la pathologie ophtalmologique ; 

Considérant par conséquent que la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique est un médicament d’intérêt thérapeutique majeur au sens de l’article L. 5111-4 du CSP précité ;

Considérant que, conformément aux dispositions de l’article L. 5121-31 du CSP, pour les MITM, « les titulaires d’autorisation de mise sur le marché et les entreprises pharmaceutiques exploitant des médicaments élaborent et mettent en œuvre des plans de gestion des pénuries dont l’objet est, dans l’intérêt des patients, de prévenir et de pallier toute rupture de stock » ;

Considérant en outre qu’en application de l’article L. 5121-32 du CSP, « Les titulaires d’autorisation de mise sur le marché et les entreprises pharmaceutiques exploitant un médicament d’intérêt thérapeutique majeur mentionné à l’article L. 5111-4 informent dès qu’ils en ont connaissance l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé de tout risque de rupture de stock ou de toute rupture de stock relatif à ce médicament, dans des conditions définies par voie réglementaire.

Ils mettent en place, après accord de l’agence, des solutions alternatives permettant de faire face à cette situation et mettent en œuvre, pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur, les mesures prévues dans le plan de gestion des pénuries mentionné à l’article L. 5121-31.

Ils prennent, après accord de l’agence, les mesures d’accompagnement et d’information des professionnels de santé ainsi que les mesures permettant l’information des patients, notamment par l’intermédiaire des associations de patients. » ;

Considérant qu’en application des dispositions de l’article L. 5131-1 du CSP et des lignes directrices pour l’élaboration des plans de gestion des pénuries (PGP) pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur du 21 juillet 2021 susvisées, les PGP comprennent notamment les mesures de gestion à mettre en œuvre en cas de risque de rupture ou de rupture avérée de stock d’un MITM, tels que, dans l’intérêt des patients, les mesures de communication à destination de ces derniers ;

Considérant que, le 11 janvier 2023, la société Abbvie a informé l’ANSM d’une rupture de stock de la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique, aux motifs de lots produits et attendus aux fins d’approvisionnement de la France fin décembre 2022 mais non libérés par le site de fabrication, suite à des analyses complémentaires nécessaires ;

Considérant que le plan de gestion des pénuries de la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique, établi par la société Abbvie le 8 novembre 2022 et transmis à l’ANSM le  14 décembre 2022, prévoit dans les mesures de gestion d’un risque de rupture de stock ou d’une rupture avérée, une « chaîne d’alerte », et plus particulièrement les actions de communications internes et externes à déployer et qu’à cet égard, est prévue une action de communication à destination des associations de patients ;

Considérant qu’en l’espèce, la société Abbvie n’a procédé à aucune action de communication à destination des associations de patients concernant la rupture de stock de la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique, alors que le PGP de cette spécialité, établi le 8 novembre 2022, le prévoit ;

Considérant donc que les mesures de communication externes prévues dans le plan de gestion des pénuries de la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique du 8 novembre 2022 n’ont pas été mises en œuvre en ce qui concerne les actions de communication à déployer auprès des associations de patients ; qu’ainsi les circonstances de l’espèce caractérisent un manquement aux dispositions des articles L. 5121-31 et L. 5121-32 précités ;

Considérant qu’aux termes de l’article L. 5423-9 7° b) du CSP, constitue un manquement soumis à sanction financière le fait, pour un titulaire d’autorisation de mise sur le marché ou une entreprise pharmaceutique exploitant un MITM […] « de ne pas mettre en œuvre, le cas échéant, les mesures prévues dans le plan de gestion des pénuries exigé en application de l’article L. 5121-31 » ;

Considérant qu’il ressort du III de l’article L. 5471-1 du CSP, que le montant de la sanction prononcée pour les manquements mentionnés au 7°de l’article L. 5423-9 du CSP ne peut être supérieur à 30% du chiffre d’affaires réalisé lors du dernier exercice clos pour le produit ou le groupe de produit concerné, dans la limite d’un million d’euros, pour une personne morale ;

Considérant qu’en application des lignes directrices relatives à la détermination des sanctions financières, en date du 8 août 2022 précitées, ce chiffre d’affaires s’entend comme le chiffre d’affaires hors taxes réalisé en France (hors exportations) ;

Considérant que la société Abbvie a réalisé en France, au titre du dernier exercice clos, pour la spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique, un chiffre d’affaires hors taxes de 5 457 762 euros ;

Considérant qu’au vu des critères applicables aux manquements à la réglementation relative aux ruptures de stock des médicaments fixés en annexe 3 des lignes directrices précitées, le fait de ne pas respecter les dispositions des articles L.5121-31 et L. 5121-32 du CSP constitue un manquement de type 3 ;

Considérant au vu de l’ensemble de ce qui précède, qu’il y a lieu d’infliger à la société Abbvie, une sanction financière de 1 091 552, 40 euros ;

Considérant en revanche, qu’en application du III de l’article L. 5471-1 du CSP, le montant de la sanction prononcée pour le manquement mentionné au 7°de l’article L. 5423-9 du CSP ne peut être supérieur à un million d’euros, pour une personne morale ; qu’il y a donc lieu de ramener le montant de la sanction financière à 1 000 000 euros (un million d’euros) ;

Considérant que les observations formulées par la société Abbvie tant dans le cadre de la procédure contradictoire susvisée que dans le cadre de son recours gracieux, ne sont pas de nature à démontrer l’absence de fondement de la sanction financière ;

Considérant toutefois que compte tenu des actions engagées par la société Abbvie pour la recherche d’un repreneur en vue du transfert à titre gratuit de l’AMM de sa spécialité Vitamine A Dulcis 25 000 U.I. pour 100 g, pommade ophtalmique, et de sa collaboration à partager des informations permettant la distribution appropriée, auprès des pharmacies de ville, d’une alternative thérapeutique importée, cette sanction financière est ramenée à un montant de 850 000 euros (huit cent cinquante mille euros),

Décide

Article 1er : Il est établi que la société Abbvie a enfreint les dispositions des articles L. 5121-31 et L. 5121-32 du CSP.

Article 2 : Une sanction financière de 850 000 euros (huit cent cinquante mille euros), liquidée selon les modalités fixées en annexe, est infligée à la société Abbvie.

Article 3 : La présente décision est publiée sur le site internet de l’ANSM pendant une durée d’un mois.

Fait le 21/04/2026

Catherine Paugam-Burtz

Directrice générale de l’ANSM

A VOS AGENDAS / Assemblée Générale 2026 !

Notre Assemblée Générale 2026 aura lieu en ligne le 15 avril à 18h00. Si vous êtes adhérent, l’invitation avec la date définitive vous parviendra prochainement et le lien de connexion vous sera envoyé quelques jours avant l’AG.

N’oubliez pas qu’il est indispensable d’avoir renouvelé votre adhésion avant cette date pour participer à l’AG.

Comme chaque année, vous pouvez bénéficier d’un tarif d’adhésion réduit de moitié si vous cotisez avant l’AG. Mais vous pouvez aussi choisir de nous soutenir plus largement grâce à vos dons.

Pour renouveler votre adhésion 2026, cliquez ici :

https://www.helloasso.com/associations/amalyste/adhesions/amalyste-campagne-d-adhesion-2026

Nous comptons sur votre soutien et votre générosité !

Enquête annuelle de PatientView sur la réputation de l’industrie pharmaceutique en 2025

  • AMALYSTE a participé à l’enquête PatientView de cette année ayant pour thème « La réputation des entreprises de l’industrie pharmaceutique ». Cette enquête est l’une des rares études indépendantes qui recueille et analyse des informations sur l’industrie pharmaceutique directement auprès de groupes de patients.
  • Notre association s’investit pour soutenir la collectivité, d’où notre intérêt pour contribuer à une étude telle que celle-ci. Notre contribution, avec celle des autres associations de patients, devrait permettre aux entreprises de l’industrie pharmaceutique de comprendre la mesure dans laquelle elles répondent – plus ou moins bien – aux besoins des patients dans les régions de France, et de mettre en lumière les domaines dans lesquels des améliorations seraient les plus pertinentes.

Vitamine A : Point à date

AMALYSTE a participé le 16 févier au dernier point à date de l’ANSM sur la disponibilité des alternatives à la Pommade vitamine A Dulcis

3 points sont à retenir : 

  • La pommade vitamine A Dulcis n’est plus disponible depuis le 31 janvier, les tubes restant étant officiellement considérés comme « périmés » depuis cette date. Un repreneur serait actuellement en discussion avec ABBVIE pour la reprise de l’AMM de la pommade Vitamine A Dulcis. Aucune information complémentaire sur l’aboutissement de cette négociation n’est communiquée à date par l’ANSM. Les associations, dont AMALYSTE, représentée par France Assos Santé, ont insisté sur la nécessaire reprise de cette AMM, dont les conditions d’arrêts sont jugées particulièrement litigieuses.
  • Malgré un démarrage difficile, la commercialisation de la Pommade Vitamine Blache est montée en puissance, avec une meilleure couverture du territoire (aussi bien en ville qu’à l’hôpital) et une augmentation des quantités commercialisées. Si vous continuez à rencontrer des difficultés d’approvisionnement, n’hésitez pas à le signaler à l’association. La situation devrait aller vers une normalisation de la commercialisation d’ici la fin de l’année, qui devrait d’ici là bénéficier d’une AMM et être reconnue MITM (Médicament d’Intérêt Thérapeutique Majeur).
  • Les dispositifs médicaux considérés comme « équivalents », soit Hydramed Sensitive Night et Vitanuit (avec vitamine A) et Xailin (sans vitamine A) devraient être prise en charge par la Sécurité Sociale à partir du 26 février prochain.

France Assos Santé, dont AMALYSTE est membre et représenté au Conseil d’Administration, et qui soutient les associations de patients dans les discussions avec les pouvoirs publics, a publié un article sur son site pour dénoncer la situation :

Prochain Café AMALYSTE – 24 janvier 2026

Chers amis d’AMALYSTE,

Tous nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2026 !

Nous reprenons nos activités et vous donnons RDV pour la première session de l’année du Café AMALYSTE, qui aura lieu en ligne le Samedi 24 janvier à 11h.

Rejoignez la communauté Lyell/SJS ! 

Cet événement convivial s’adresse aux patients atteints par les syndromes de Lyell ou de Stevens-Johnson et leurs proches.  Il leur permet de partager de manière libre, informelle et bienveillante autour des problématiques qui leur tiennent à coeur, encadrés par des bénévoles.

L’atelier sera animé par Jean-Baptiste Leymarie et Sébastien Dudon, nos patients partenaires, spécialement formés à l’écoute active.  

Les inscriptions seront confirmées au plus tard le 23/01/2025 

Vous recevrez un lien de connexion 24 heures auparavant, si votre inscription est validée. 

Inscription : CAFE AMALYSTE du samedi 24 janvier 2025 – Remplir le formulaire

Un événement de l’Institut « Imagine »

L’Institut Imagine organise un événement le vendredi 6 mars 2026 intitulé « Qu’est-ce que la Recherche à Imagine ? ».

Proposé dans le cadre de la démarche du Partenariat Patient en Recherche (PPR) qui s’inscrit dans le programme de travail WP7 « Sciences Humaines et Sociales et rôle sociétal de l’Institut Imagine », cet événement s’adresse à toutes les personnes concernées ou désireuses d’en savoir plus sur la recherche et les travaux menés au sein de l’Institut Imagine : patient, proche-aidant, membres associations de patients…

Animée par Célia Cardoso et Mélissa Cassard, coordinatrices du programme PPR et des professionnels de l’Institut Imagine, cette demi-journée organisée de 9h30 à 13h, permettra aux participants :

– de découvrir l’Institut Imagine : son histoire, ses valeurs, ses missions, ses équipes

– d’approfondir leurs connaissances sur les maladies génétiques : comment surviennent-elles ? comment se transmettent-elles ?

– de comprendre les différentes étapes d’un programme de recherche au sein de l’Institut Imagine

– de découvrir le programme du « Partenariat Patient en Recherche » lancé par l’Institut Imagine et les futurs étapes du parcours d’intégration de futurs patients partenaires en recherche en collaboration avec les équipes de l’Institut.

Si vous souhaitez participer à cet événement, nous vous invitons à renseigner ce formulaire en ligne : https://yji1wvqwixz.typeform.com/to/spGbo2dC

L’Institut a demandé aux associations leur aide pour communiquer sur l’événement et diffuser cette invitation auprès de leurs membres.

AMALYSTE est naturellement heureuse de le faire.

Arrêt de commercialisation de la vitamine A Dulcis : quelles suites ?

Cela fait maintenant un peu plus de 6 mois que nous avons appris l’arrêt de la commercialisation de la pommade vitamine A Dulcis, sans respect des préavis qui auraient permi aux associations de patient de s’organiser avec les autorités pour trouver des solutions durables.

En l’absence, voici un point sur la situation que nous suivons régulièrement avec l’ANSM :

  • Vitamine A Dulcis : dernière ligne droite pour avoir accès aux stocks restants, contingentés pour les cas graves (dont les SJS/Lyell). Pour l’instant, la date limite est le 31 janvier. Votre pharmacien doit s’adresser directement au labo, en envoyant une copie de votre ordonnance, avec la mention spécifiant « syndrome de lyell/SJS ». Amalyste négocie avec les autorités pour un recul de la date d’expiration, mais nous n’avons pas de visibilité de leurs parts sur le niveau des stocks restants. Du côté du laboratoire ABBVIE, aucune information quant à une éventuelle cession d’AMM pour une reprise par un autre laboratoire. Les autorités se déclarent incompétentes pour les y obliger ou pour autoriser une préparation hospitalière, comme la loi le permet pourtant depuis août dernier.
  • Vitamine A Blache : cette alternative, importée de Suisse, est également contingentée et réservée aux cas les plus graves. Attention, toutes les pharmacies n’y ont pas accès (en fonction de leurs répartiteurs) et les stocks restent limités, même s’ils montent en puissance. Comme pour la vitamine A Dulcis, les pharmacies peuvent contacter en direct le laboratoire Bausch&Lomb pour passer commande.
  • Vitanuit et Hydramed Sensitive night : ces dispositifs médicaux souffrent de nombreuses ruptures d’approvisionnement et ne sont pas remboursés par la sécurité sociale, même si nous négocions avec les autorités pour ce faire. Lorsqu’elles sont disponibles, elles restent des alternatives intéressantes sur le plan médical (mais pas sur le plan économique) ! Vous pouvez également les commander en ligne depuis l’étranger, lorsqu’elles ne sont pas disponibles en France.

Et vous ? Comment gérez vous la situation ? Avez vous des conseils ou des bons tuyaux à partager ?